Hiroshige
À la Pinacothèque de Paris, du 03 octobre 2012 au 17 mars 2013
Hiroshige est l’un des derniers maîtres dans la tradition de l’ukiyo-e. Il a porté ce genre, le plus remarquable de la prospère période d’Edo, jusqu’à un niveau inégalé. L’ukiyo-e, littéralement « images du monde flottant » désigne le style d’estampes très coloré propre à l’époque d’Edo. Il est question d’y représenter la nature aux quatre saisons, le passage du temps, mais aussi la vie de la cité dans l’excès des sensations qu’elle offre aux corps.
Cette première exposition de Hiroshige à Paris est rendue possible grâce au travail considérable du commissaire de l’exposition Matthi Forrer, éminent spécialiste de l’art de Hiroshige et conservateur au musée de Leyde, qui a accepté de nous prêter à titre exceptionnel l’ensemble des œuvres montrées aujourd’hui.
Plus d'infos : La pinacothèque de Paris
Aux sources de la peinture aborigène
Musée du Quai Branly
du mardi 9 octobre 2012 au dimanche 20 janvier 2013
L’exposition présente pour la première fois en Europe un mouvement artistique majeur, né à Papunya dans le désert d’Australie centrale, au début des années 1970.
En transposant sur des panneaux de bois les motifs de peintures rituelles éphémères, les artistes Aborigènes de Papunya créèrent une nouvelle forme d'art. Ces œuvres changèrent la manière d’appréhender le territoire et de concevoir l’histoire de l’art australien.
Avec près de 200 toiles et 70 objets, l’exposition présente les sources iconographiques et spirituelles du mouvement de Papunya et retrace son évolution depuis les premiers panneaux jusqu’aux grandes toiles des années 80 et 90.
Plus d'infos : Musée du Quai Branly
"Et ils s'émerveillèrent" : l'art médiéval en Croatie
du 10 octobre 2012 au 7 janvier 2013
Musée de Cluny
6, place Paul Painlevé
75005 Paris
01 53 73 78 00
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9h15 à 17h45
h ttp://www.musee-moyenage.fr/
« Et ils s’émerveillèrent… » : telle est l’expression employée par Geoffroy de Villehardouin pour décrire la réaction des « pèlerins » découvrant Zara, actuelle Zadar, en 1202. L’exposition du musée de Cluny nous invite à partager cette fascination des hommes du Moyen Âge pour les trésors de Croatie, à travers une sélection d’une quarantaine de pièces
exceptionnelles.
A l’initiative du festival « Croatie, la voici », l’exposition présente un choix de 43 œuvres illustrant le dynamisme et l’originalité de la création médiévale locale du IXe au XIVe siècle, mais aussi la richesse des échanges artistiques entre les provinces de l’actuelle Croatie et le reste de l’Europe durant cette période.
Dans ce cadre, le musée de Cluny bénéficie de prêts prestigieux consentis par les principaux musées et trésors d’églises des villes de Pula, Zadar, Nin, Trogir, Split, Dubrovnik et Zagreb. L’orfèvrerie est à l’honneur, associée à de remarquables exemples de sculpture. Des manuscrits enluminés complètent ce panorama des « merveilles ».
La scénographie de l’exposition associe une présentation chronologique à la mise en valeur de quelques ensembles et chefs-d’oeuvre remarquables. La première section met en lumière l’exceptionnelle qualité de la sculpture carolingienne et son assimilation à la fois personnelle et profonde de l’héritage paléo-chrétien, grâce aux éléments de jubé ou de chancel de Zadar et Pula. Un ensemble de manuscrits, provenant de Zagreb, Dubrovnik ou Split, et de reliquaires d’or ou d’argent issus de trésors d’églises, soulignent la somptuosité des créations romanes et les échanges actifs à cette époque, tant avec l’Orient qu’avec l’Occident.
Au XIIIe, et surtout au XIVe siècle, ces régions furent de véritables creusets où les fortes traditions locales s’enrichirent d’apports extérieurs, notamment vénitiens. Les reliquaires en forme d’éléments du corps humain, tête, bras, jambe… forment un ensemble unique en Europe, dont l’originalité surprend encore les voyageurs contemporains.
D’autres pièces d’orfèvrerie, profanes ou religieuses, la peinture de manuscrits ou la sculpture démontrent quant à elles l’intensité des échanges, sous des aspects variés : reprise formelle, venue d’artistes, importation d’oeuvres. Ainsi, le devant de tombeau de l’église de la Vierge du Carmel est attribué à un maître vénitien actif à Trogir. Une croix au poinçon d’Avignon est conservée dans le trésor de la cathédrale de cette ville.
La mitre du trésor de la cathédrale de Zagreb et la superbe couronne de Zadar sont rehaussées de pierreries serties dans des montures inspirées de celles de la Pala d’oro au trésor de Saint Marc de Venise.
Célèbres ou méconnues, ces pièces maîtresses du patrimoine croate mettent en lumière l’existence, bien avant le XXIe siècle, d’une communauté culturelle européenne à laquelle participaient activement les villes de l’actuelle Croatie.
DU FLEUVE ROUGE AU MEKONG, VISIONS DU VIETNAM
"DU FLEUVE ROUGE AU MEKONG, VISIONS DU VIETNAM"
21 septembre 2012 - 27 janvier 2013
au musée Cernuschi
Cette exposition se propose de présenter la vision des peintres français sur le Vietnam de la fin du dix-neuvième siècle aux années cinquante et grâce à la mise en place des écoles d'art (l'Ecole de Thu-Dau-Mot en 1901 - L'Ecole d'Art de Bien Hoa en 1903 - l'Ecole des Arts Décoratifs de Gia-Dinh en 1913 et l'Ecole supérieure des Beaux-Arts de Hanoi en 1924), l'interprétation par les peintres vietnamiens de leur propre culture.
À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, de Hanoi, sur la rive droite du fleuve Rouge, dans le nord du Viêt Nam (ancien Tonkin) jusqu’à Saïgon et au bassin du Mékong dans le sud (ancienne Cochinchine), les hommes et les monuments suscitèrent l’intérêt et la création des voyageurs et des peintres français.
Des écoles d’arts appliqués furent rapidement créées, l’Ecole de Thủ Dầu Một (1901) spécialisée dans l’ébénisterie et le laque, l’Ecole d’Art de Biên-Hoà (1903) dans la fonderie d’art et la céramique, l’Ecole des Arts décoratifs de Gia Ðịnh ( 1913) dans la gravure. En 1924, l’Ecole des beaux-arts de Hanoi, fut ouverte grâce aux efforts conjugués du peintre Victor Tardieu et d’un jeune Vietnamien, Nguyễn Nam Sơn. Elle accueillit de nombreux professeurs, Prix de l’Indochine, qui formèrent les artistes indochinois aux techniques occidentales: architecture, peinture, sculpture, laque.
Ces institutions apportèrent un nouvel élan à la production locale, renouvelant ses thématiques et son approche stylistique. Les artistes témoignent d’une fusion entre deux civilisations. Au travers de scènes souvent intimistes, ils livrent un regard sensible sur la vie contemporaine où la femme occupe une place souvent centrale.
Plus d'infos : Musée Cernuschi
Exposition "Cheveux chéris : frivolités et trophées"
Au Musée du quai Branly
du 18 septembre 2012 au 14 juillet 2013
Au croisement de l’anthropologie, de l’histoire de l’art ancien et contemporain, de la mode et des mœurs, l’exposition met en œuvre les problématiques de l’intime individuel et sa sociabilité sur le thème universel des cheveux.
Abordant l’idée que chacun donne de sa personnalité par la coiffure, elle se présente tout d’abord sous l’angle de la frivolité, des compétitions entre blonds/blondes, rousses et bruns, lisses et crépus dans un large éventail de peintures classiques, de sculptures et de photographies d’auteurs. Comparant les coquetteries en Papouasie Nouvelle-Guinée, celles des belles citadines africaines ou des artistes de la haute coiffure, l’exposition avance vers l’idée du matériau humain à modeler, à sculpter, support à la fois de savoir-faire, de la relativité de la beauté mais aussi objet de perte, symbole du temps qui passe, de la maladie et de la mort.
Supports de mémoire, reliques, talismans, les cheveux conservent pour beaucoup l’aura et l’énergie de leur propriétaire. Une large partie de l’exposition est consacrée à ces mana qui ont donné naissance, dans le monde, à de multiples objets dits « magiques » ou dotés de pouvoirs que l’on s’approprie.
La question du reste et du trophée est ainsi posée et plus largement du statut de certains « objets » campés aux frontières de l’horripilant et de l'insoutenable, interrogeant nos catégories à partir d’une expérience universelle.
Plus d'infos : Musée du quai Branly
Salon du livre du Mans : l'Océanie en livres
Les 13 et 14 octobre 2012
Cette année, pour sa 35e édition, le salon du livre du Mans met le cap sur l’Océanie pour des escales de livres en îles du vendredi 12 au dimanche 14 octobre. Chercheurs, spécialistes, écrivains, conteurs, musiciens… vous invitent à mille et une découvertes de ce vaste continent.
Le salon «Généraliste» accueille de nombreux auteurs qui font,cette année, la rentrée littéraire, avec un programme pour tous,des tout-petits, mais déjà lecteurs, aux férus de littérature, enpassant par les aficionados de la BD, du Polar, des littératures de l’imaginaire…
De quoi satisfaire toutes vos envies littéraires !
Cet automne, la Ville du Mans s’ouvre aux expressions océaniennes avec des expositions à L’Espal sur l’art aborigène, au Palais des Congrès et de la Culture sur l’Île de Pâques, aux médiathèques Louis Aragon et de L’espal sur la Nouvelle Calédonie et les Kanak, la Nouvelle Zélande et les Maori, à la Collégiale Saint-Pierre-la-Cour sur l’art contemporain papou, avec aussi, une programmation de films aux Cinéastes en lien avec le Festival «Rochefort pacifique»…
Je vous donne donc rendez-vous, ce deuxième week-end d’octobre, sur les Quais de Sarthe aux couleurs denses et contrastées de l’Océanie. Place aux rouges du bush australien,aux bleus lagons de l’Océan Pacifique, aux ocres et bruns des«chemins de rêves» des Aborigènes…
Plus d'infos : La 25e heure du livre
Les Femmes d'influence dans la société chinoise
Maison de la Chine
du 4 juin 2012 au 22 septembre 2012
76 rue Bonaparte 75006 Paris
Métro : Saint-Sulpice
Site web : www.maisondelachine.fr
Si l'histoire chinoise regorge de récits de femmes ayant gouverné "derrière le rideau", ce n'est qu'avec les mouvements de modernisation du XXe siècle qu'elles commencent à occuper ouvertement et légitimement des positions de pouvoir.
Cette exposition s’efforce de rendre justice à l’histoire en mettant en scène cette évolution progressive. Elle s’articule autour de portraits de femmes aux carrières diverses qui, tout au long de ce siècle, ont marqué l’histoire chinoise par leur audace et leur succès.
Plus d'infos : Maison de la Chine
Comics 2, collectifs d’illustrateurs égyptiens.
L’iReMMO partage ses locaux avec la librairie L’Harmattan qui comprend près de 18 000 volumes consacrés à la Méditerranée et au Moyen-Orient.
5, rue Basse-des-Carmes 75005 Paris
M° Maubert-Mutualité
La librairie est ouverte du lundi au samedi, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h.
Contact : 01 43 29 71 15 / harmattan.mediterranee@orange.fr
Après la réussite de Comics 1 à L’opéra du Caire qui a été très bien reçue par les médias et la presse arabe et égyptienne, la revue "Bassem pour la jeunesse", une des plus importantes revues du Comics dans le Monde arabe, organise à l’occasion de son vingt-cinquième anniversaire avec la Galerie Cordoba, l’exposition Comics 2 au siège de l’iReMMO (Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen –Orient) à Paris du 1er au 29 septembre 2012 (vernissage le 7 septembre 18h00 - 20h30).
La revue Bassem publiée par la compagnie saoudienne pour la recherche, l’édition et la diffusion présente au public plusieurs revues et journaux comme le quotidien Le Moyen Orient.
Cette exposition représente l’Art du Comics arabe. Des artistes égyptiens de plusieurs générations y participent, illustrateurs de la revue Bassem depuis sa création il y a 25 ans. Elle comporte vingt tableaux originaux de quatorze artistes, des pionniers comme Fawaz AHMED, Michel MAALOUF, et Abd El Al HASSAN, mais aussi de jeunes artistes prometteurs et doués.
1) Pourquoi L’ iReMMO co-organise cette exposition de Comics égyptien aujourd’hui ?
Avant la révolution du 25 janvier 2011, les artistes égyptiens doués étaient marginalisés. Une importance était accordée à certains artistes qui ne sont pas nécessairement les meilleurs et n’étaient pas représentatifs de l’art égyptien de qualité. Cette exposition permet donc à ces artistes de présenter leurs œuvres. C’est un cri de protestation contre la discrimination qu’ils ont subie. C’est aussi une occasion accordée à ces artistes égyptiens de montrer qu’il existe un art de comics de grande qualité qui était méconnu.
Cette exposition prouve aussi que les artistes arabes et particulièrement les égyptiens sont capables de se distinguer dans tous les domaines artistiques si on leur offre l’atmosphère de Liberté adéquate et le soutien nécessaire.
2) Pourquoi a-t-on choisi ces œuvres en particulier ?
Ces œuvres sont représentatives de l’identité égyptienne et orientale. On présente 25 tableaux d’une quinzaine d’artistes de différentes générations qui expriment la spécificité de leur société et de leur environnement.
3) Présentation de la revue Bassem.
La revue Bassem est publiée par la compagnie saoudienne des Recherches et de l’édition. Cette compagnie publie 14 revues et journaux : 6 quotidiens, 4 revues hebdomadaires et 3 mensuelles, tous connus et diffusés au Moyen Orient. Les plus importants sont le quotidien "El Shark El Awsat"( Le Moyen Orient), la revue "Sayedati"(Madame) et la revue "Bassem pour enfants" diffusés des pays du Golf jusqu’au Maghreb.
Cette revue développe des compétences et présente à l’enfant arabe le savoir, la découverte et la connaissance de l’Autre. Elle est adressée aux enfants de 8 à 14 ans.
Cette exposition est organisée à l’ occasion du vingt-cinquième anniversaire de la revue Bassem une des plus importantes publications pour les enfants dans le Monde Arabe.
Présentation des artistes :
1- Islam Ahmed
Né en 1983, il est diplômé de l’Institut Supérieur du cinéma département de dessins animés en 2004. Il travaille actuellement dans ce domaine.
2- Mohamed Abdel Hady El Sayed
Né en 1982, il est licencié de la Faculté des Beaux-Arts département de dessins animés en 2003. Il participe largement aux travaux de la revue Bassem.
3- Aly Anwar
Né en 1986. Il est licencié de la Faculté de Beaux-Arts département de graphique en 2008. Il a obtenu le prix de dessins animés pour le film "Palestine".
4- Ahmed Helmy Abdel Hamid
Né en 1982. Il est licencié de la Faculté des Beaux-Arts en 2005. Il travaille dans le domaine des dessins animés.
5- Michel Maalouf
Né en 1960. Il est licencié de la Faculté des Beaux-Arts département de peinture en 1984. Il est le créateur de plusieurs personnages des bandes dessinées dans les revues pour enfants.
6- Fawaz Ahmed Il
Né en 1958 . Il est licencié de la Faculté des Arts Appliqués département de sculpture en 1980. Il a obtenu le prix d’encouragement de l’Etat en sculpture.
7- Samir Abdel Moneim
Il a obtenu la licence du département de sculpture de la Faculté des Beaux-Arts en 1972. Il est un des membres fondateurs de la revue égyptienne (Bulbul) pour enfants (1982).
8- Mohamed El Sayed Tawfick
Né en 1983, il a obtenu la licence du département de dessins animés de la Faculté des Beaux-Arts en 2005. Il a participé à plusieurs expositions d’Art plastique.
9- Khaled Abdel Aziz
Né en 1976, il est licencié de la Faculté de pédagogie artistique en 2000. Écrivain et illustrateur pour les enfants , il a collaboré avec plusieurs pays arabes.
10-Ahmed Reda Mohamed Kamel
Né en 1975, il a obtenu sa licence de la Faculté de Beaux-Arts département de décor en 1998. Il est illustrateur et écrivain pour enfants.
11- Abdel Al Hassan
Longue expérience dans le domaine du Comics. Né en 1944. Il a obtenu sa licence de la Faculté de Beaux-Arts en 1968, département de décor. Il est parmi les artistes qui participent au mouvement artistique égyptien dans plusieurs domaines.
12- Hany Saleh
Né en 1977. Il a obtenu sa licence du département de dessins animés de la Faculté de Beaux-Arts en 2000. Il travaille dans le domaine du comics et l’illustration des livres de jeunesse.
13 - Reyad Yosri
Né en 1980, il a obtenu sa licence de la Faculté des Beaux-Arts, département de dessins animés en 2003. Il travaille dans le domaine de la publicité, du comics et des dessins animés.
14 - Doaa El Adl
Caricaturiste, elle a obtenu sa licence du département de décor de la Faculté des Beaux-Arts. Elle travaille pour plusieurs revues et bandes dessinées pour enfants. Elle a obtenu le prix de distinction dans le domaine journalistique.
"LA PORTE DU NON-RETOUR" Exposition
A la Maison des métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e
Mº ligne 2 arrêt Couronnes
Mº ligne 3 arrêt Parmentier
Bus ligne 96 arrêt Maison des métallos
Station Vélib nº 11032
Paris quartier d'été
La Maison des métallos s’associe de nouveau cette année au festival Paris quartier d’été qui aura lieu pour sa 23e édition du 14 juillet au 11 août, avec une proposition atypique d’un parcours théâtral et photographique proposé par le Québécois Philippe Ducros et sa compagnie Hôtel-Motel.
LA PORTE DU NON-RETOUR
La Porte du Non-Retour, c’est le nom d’un monument que l’on retrouve à plusieurs endroits en Afrique de l’Ouest, en mémoire des millions d’esclaves déportés vers l’Amérique. Emblème de l’exil, la porte signifie l’adieu définitif à la terre natale.
C’est aussi le titre du spectacle en forme d’expérience conçu par le Québécois Philippe Ducros, auteur, metteur en scène, acteur et photographe arpentant les chemins du monde depuis plus de dix ans. Résolu à « sortir le spectateur de sa cuisine et de son salon pour l’emmener sur les routes, vers les autres », il associe photo, théâtre et récit intime pour un voyage au cœur des crises de l’Afrique de l’Ouest et surtout en République Démocratique du Congo, symboles de tous les exodes et de toutes les migrations.
Le spectateur déambule au milieu de quarante-neuf photos, avec comme unique compagnon un audioguide qui lui distille à l’oreille les pensées du voyageur et de celle qui l’attend.
Cette intimité de la parole chuchotée permet de se situer face à des réalités difficiles à imaginer. De cette descente en enfer jusque dans des camps de réfugiés, le narrateur comprend que jamais il ne pourra tout à fait revenir.
texte, mise en scène et photographie Philippe Ducros
traduction pour la version anglaise Shelley Tepperman
avec les voix d’Étienne Pilon, Klervi Thienpont pour la version française et d’Alex Ivanovici, Catherine Bérubé pour la version anglaise
conseillère à la scénographie Magalie Amyot et Romain Fabre
musique, prise de son et enregistrement Ludovic Bonnier
assistance à la mise en scène et direction
de production Catherine La Frenière
production Compagnie Hôtel-Motel coproduction Festival TransAmériques
commanditaires Encadrex et Boréalis, laboratoire photo
14 > 29 juillet
du mardi au samedi
18h > 21h
dernière entrée à 20h15
le dimanche 16h > 19h
dernière entrée à 18h15
durée de la déambulation environ 1h
texte en français ou en anglais /
english version available
sans réservation, entrée dans la limite des places disponibles
tarif 8 euros
tarif réduit 5 euros
gratuit le 14 juillet
une pièce d’identité vous sera demandée en échange de l’audioguide
"Histoire de voir, show and tell" à la fondation Cartier
15 mai 2012 › 21 octobre 2012
Fondation Cartier pour l'art contemporain
261, boulevard Raspail
75014 Paris
Tél. +33 (0)1 42 18 56 50
Fax +33 (0)1 42 18 56 52
Les expositions
Tous les jours, sauf le lundi, de 11h à 20h
Nocturne le mardi jusqu´à 22h
Accès libre pour les moins de 18 ans le mercredi de 14h à 18h
Fermé les 25 décembre et 1er janvier
Présentée du 15 mai au 21 octobre 2012, l’exposition Histoires de voir, Show and Tell fait découvrir les œuvres et raconte les histoires de plus de 50 artistes du monde entier, peintres, sculpteurs, dessinateurs et cinéastes. Ils sont brésiliens, indiens, congolais mais aussi haïtiens, mexicains, européens, japonais, américains. Ils vivent à Paris ou Port-au-Prince, à Tokyo ou dans les faubourgs de Mexico City, en Amazonie ou dans les campagnes non loin de Mumbai. Ils se sont découverts artistes et ont appris à voir dans des circonstances et des contextes singuliers ; souvent considérés comme « naïfs » ils ont rarement été invités à présenter leurs œuvres dans des institutions dédiées à l’art contemporain.
Regarder autrement
Histoires de voir est née de la curiosité d’aller voir et de comprendre en quoi consiste l’art dit « naïf », « autodidacte » ou « primitif », de partir à la rencontre d’artistes empruntant d’autres chemins que ceux imposés par les codes visuels dominants, de revisiter les relations entre art contemporain et art populaire, entre art et artisanat. L’exposition répond au désir de libérer le regard et de regarder autrement, de donner la parole à des artistes et des communautés d’artistes qui portent sur le monde un regard émerveillé. Elle fait connaître des femmes et des hommes pour qui l’art est « en lien étroit avec l’hypersensibilité du cœur » et dont les œuvres sont « un document de vie », selon les mots d’Alessandro Mendini, designer et architecte italien qui scénographie l’exposition.
Voix d’artistes
Riche de plus de 400 oeuvres, accompagnée de films et de textes qui donnent à entendre et à lire la parole des artistes, à comprendre les contextes dans lesquels leur art apparaît, l’exposition révèle un vaste réseau de correspondances, de complicités secrètes entre des œuvres issues de géographies, de cultures et de savoirs différents. Malgré la diversité des styles, de nombreux éléments relient les œuvres entre elles : l’exubérance des couleurs, la distorsion des échelles et des perspectives, la stylisation des formes mais aussi la représentation de la nature, des animaux et des visages, la place du rêve et de l’imaginaire. Histoires de voir célèbre l’existence de pensées autres, la recherche de formes nouvelles, suggérant qu’une multiplicité d’arts contemporains est possible. L’exposition affirme la puissance créatrice d’artistes pour lesquels peindre, modeler, filmer, dessiner, coudre, sculpter est à la fois une recherche de la connaissance et une expérience du monde.
"Mangapolis : la ville japonaise contemporaine dans le manga"
du 2 avril au 16 juin 2012, Maison de l’architecture Poitou-Charentes (Poitiers)
Alors que Tintin est installé à Moulinsart ou Spirou à Champignac, c’est souvent dans un Tôkyô plus vrai que nature que les héros japonais vivent leurs aventures, la ville jouant le rôle d’ancrage dans le réel, tant géographique que temporel. En filigrane, les mangas dressent ainsi une cartographie détaillée de l’urbanisme de l’archipel nippon, pour une véritable invitation au voyage. Un univers à découvrir dans l’exposition-événement Mangapolis : la ville japonaise contemporaine dans le manga conçue par la Maison de l’Architecture Poitou-Charentes, la Maison de l’Architecture et de la Ville Nord-Pas de Calais et la Cité. Présentée successivement à Poitiers (2 avril - 16 juin), Angoulême (30 juin - 7octobre) et Lille (16 octobre - 22 décembre).
En 1990, Glénat publiait en France les premières pages d’Akira de Katsuhiro Otomo, laissant alors entrevoir la richesse de la bande dessinée japonaise. Vingt ans plus tard, celle-ci s’est durablement installée sur le marché français, réunissant ses fans autour d’une « culture manga » largement empreinte de fascination pour le Japon. À travers une sélection d’environ 200 planches tirées des œuvres de 40 auteurs, l’exposition Mangapolis, la ville japonaise contemporaine dans le manga dresse le portrait de la ville japonaise, souvent personnage à part entière dans le manga, et invite le visiteur au voyage et à la découverte.
"Les maitres du désordre"
Musée du Quai Branly
du mercredi 11 avril au dimanche 29 juillet 2012
Galerie Jardin
Dans la plupart des cultures, des traditions mettent en scène des forces contraires qui se disputent le monde en un combat nécessaire et sans fin. Tout ordre, y compris l’ordre divin, est fondamentalement imparfait, limité, menacé d’implosion. Cette conscience du désordre semble être commune à toute civilisation et les forces perturbatrices, nécessaires à l’équilibre de l’univers et à sa continuité.
Articulée en 3 grandes sections, l’ordre imparfait, la maîtrise du désordre et la catharsis, l’exposition analyse la notion de désordre à travers les différents modes de négociations mis en place pour le contenir.
L’exposition s’intéresse aux figures du désordre, inscrites au panthéon de nos croyances et des cultures, de Dionysos à Seth Typhon, et aux techniciens, chamanes et autres intercesseurs ici appelés « maîtres du désordre », chargés des négociations avec les forces du chaos. Dans ce compromis permanent entre turbulence et raison, les rites sont le mode privilégié de négociation avec les puissances qui gouvernent les sociétés humaines. Parallèlement à ces rituels sacrés, les fêtes, bacchanales, carnavals ou fêtes des fous semblent être l’autre moyen, profane, qui autorise le déchaînement des pulsions transgressives.
Les maîtres du désordre met en scène des objets, des costumes, des représentations issus des grandes collections anthropologiques mais aussi des oeuvres d’artistes contemporains dont Annette Messager, Jean-Michel Alberola ou Thomas Hirschhorn.
L’exposition sera présentée au Kunst-und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland (Bonn, Allemagne) du 31 août au 2 décembre 2012 et à "La Caixa" Foundation (Madrid, Espagne) du 7 février au 19 mai 2013.
"Exhibitions : l'invention du sauvage"
Musée du Quai Branly
entrée Debilly - 37, quai Branly - face à la passerelle Debilly
entrée Université - 218, rue de l’Université
entrée des Bassins - 206, rue de l’Université
Meilleure exposition 2011 aux Globes de cristal art et culture
du mardi 29 novembre 2011 au 3 juin 2012
mezzanine Ouest
billet Collections
commissaire général :
Lilian Thuram, président de la Fondation “Education contre le racisme”
commissaires scientifiques :
Pascal Blanchard, historien et chercheur associé au CNRS
Nanette Jacomijn Snoep, responsable des collections Histoire du musée du quai Branly
"EXHIBITIONS" met en lumière l’histoire de femmes, d’hommes et d’enfants, venus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou d’Amérique, exhibés en Occident à l’occasion de numéros de cirque, de représentations de théâtre, de revues de cabaret, dans des foires, des zoos, des défilés, des villages reconstitués ou dans le cadre des expositions universelles et coloniales. Un processus qui commence au 16e siècle dans les cours royales et va croître jusqu’au milieu du 20e siècle en Europe, en Amérique et au Japon.
Peintures, sculptures, affiches, cartes postales, films, photographies, moulages, dioramas, maquettes et costumes donnent un aperçu de l’étendue de ce phénomène et du succès de cette industrie du spectacle exotique qui a fasciné plus d’un milliard de visiteurs de 1800 à 1958 et a concerné près de 35 000 figurants dans le monde. À travers un vaste panorama composé de près de 600 oeuvres et de nombreuses projections de films d’archives, l’exposition montre comment ces spectacles, à la fois outil de propagande, objet scientifique et source de divertissement, ont formé le regard de l’Occident et profondément influencé la manière dont est appréhendé l’Autre depuis près de cinq siècles.
L’exposition explore les frontières parfois ténues entre exotiques et monstres, science et voyeurisme, exhibition et spectacle, et questionne le visiteur sur ses propres préjugés dans le monde d’aujourd’hui. Si ces exhibitions disparaissent progressivement dans les années 30, elles auront alors accompli leur oeuvre : créer une frontière entre les exhibés et les visiteurs. Une frontière dont on peut se demander si elle existe toujours ?
L’exposition a été réalisée avec la participation des équipes et le concours des collections iconographiques du Groupe de recherche Achac.
"Murs… mots dʼAthènes !" Photographies de Brenda Turnnidge
Librairie l'Harmattan-Méditerranée
5 rue Basse-des-Carmes
75005 Paris
La librairie est ouverte du lundi au samedi, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h.
Tel : 01 43 29 71 15
La photographe anglo-grecque Brenda Turnnidge nous livre un aperçu du bouillonnant climat qui règne dans la capitale grecque. « Murs… mots dʼAthènes ! » nous happe, hors circuits touristiques, dans la réalité de la ville ici et maintenant : face à la crise grecque. Ne sommes-nous — ou ne serons-nous bientôt — pas tous des Grecs… ?
Lʼexposition propose un itinéraire hanté par lʼombre colossale de lʼAcropole, de Pláka à lʼuniversité dʼéconomie et au quartier dʼExarhia via la place Syntagma. Par leurs slogans, les étudiants nous somment de mettre le feu à tout ce qui déjà nous brûle trop. Socrate lʼaffirmait en son temps : « Rien nʼest trop difficile pour la jeunesse. » Lʼhistoire est en train de sʼécrire sur les murs. Une histoire qui raconte la colère, la contestation et lʼétat de confusion dans lequel sont plongés nombre de Grecs. Une histoire de désarroi et de déception, aussi.
En photographiant les affiches déchirées, un de ses sujets de prédilection, Brenda Turnnidge décrypte lʼétat du monde. Et, chemin faisant, elle transforme ce quʼelle voit en « ready-made ». Grande voyageuse, Brenda Turnnidge a en effet sillonné le monde entier. Mais cʼest en Grèce, sous lʼégide de son oncle, le photographe Loris Katsaros, que, dès lʼâge de 10 ans, elle sʼest lancée dans le monde de la photo. Des périples asiatiques, sud-américains ou moyen-orientaux ne lʼont jamais détournée longtemps du pays de son coeur, quʼelle photographie avec un regard intense.
Et puis, cherchez bien. Quelque part, caché dans certaines photos, affleure lʼhumour, une lueur dʼespoir… Là où la démocratie est née, la démocratie est toujours revendiquée. Avec ferveur et fierté.
Photographe anglo-grecque aujourdʼhui basée à Paris, Brenda Turnnidge a vécu dix ans en Asie. Cʼest là-bas que, dans les années 1980, elle a débuté sa « vie photographique ». Mais elle continue à parcourir la planète dès que lʼoccasion sʼen présente. Au fil des ans et des voyages, elle a engrangé une collection impressionnante dʼ« instants décisifs » saisis sous toutes les latitudes.
Dans des paysages déserts comme au coeur de la foule, Brenda Turnnidge capte ce petit déchirement permanent, entre tradition et modernité, qui bâtit une civilisation. Cʼest une ombre sur un mur, des fleurs fanées au pied dʼune statue, un regard de connivence… Son regard acéré débusque ces petites failles à la surface du monde. Et la photographe nous transmet littéralement son « impression » : lʼémotion est là, palpable.
Depuis vingt-cinq ans, les photographies de Brenda Turnnidge ont été présentées dans de nombreuses expositions à Hong Kong, Macau, New York, Londres, Lisbonne, Turin ainsi qu’à Paris.
Monique Devauton
Pour en savoir plus : www.brenda-turnnidge.fr
Patagonie : images du bout du monde
du mardi 06 mars 2012 au dimanche 13 mai 2012 au musée du quai Branly.
Qu’évoque la Patagonie ? Un territoire du bout du monde aux contours flous, le mythe des géants patagons, des animaux fabuleux survivants de la préhistoire.
Le terme « Patagonie » prend son origine dans une construction imaginaire romanesque, que l’on peut dater du XVIe siècle. Elle a suscité depuis de nombreuses représentations visuelles et interprétations notamment dans les textes et légendes qui se sont mélangées les unes aux autres et enrichies au fil du temps.
L’exposition PATAGONIE, Images du bout du monde, présente cette diversité de représentations, de récits et de mythes attachés à la pointe australe du continent américain. Elle aborde ces territoires du bout du monde selon une géographie de la fiction mettant en perspective représentations imaginaires et réalité tangible. Poursuivant un fil chronologique, l’exposition propose au visiteur ce va et vient entre le réel et la fiction, à travers photographies anciennes et contemporaines, gravures et dessins sur 300 m² de la mezzanine Est du musée du quai Branly.
L’exposition invite à une déambulation visuelle et sonore, en partie chronologique, dans laquelle le visiteur se laisse porter par la magie du récit, alternant des évocations fantastiques et des retours à la réalité. Elle rassemble des oeuvres issues des collections du musée du quai Branly et de prêts provenant de collections françaises et allemandes.
Plus d'infos : Musée du quai Branly
Les masques de jade mayas
À la Pinacothèque de Paris, du 26 janvier 2012 au 10 juin 2012
La Pinacothèque de Paris poursuit son exploration des cultures précolombiennes et mésoaméricaines. Après le succès de l’exposition L’Or des Incas : origines et mystères, la Pinacothèque de Paris présente la découverte archéologique la plus importante de la dernière décennie au Mexique : les masques en mosaïque de jade.
Ces masques exceptionnels, entièrement restaurés par les plus éminents spécialistes en archéologie maya, représentent les visages de la divinité. Créés pour les gouverneurs les plus prestigieux des cités perdues mayas, ils avaient pour mission d’assurer la vie éternelle à ces hauts dignitaires après leur mort.
On a découvert à ce jour une quinzaine de masques qui sont présentés pour la plupart à la Pinacothèque de Paris. Cet ensemble rarissime, que le Mexique accepte exceptionnellement de porter hors de ses frontières, sera exposé aux côtés d’une centaine d’œuvres qui quittent le pays pour la première fois. La Pinacothèque propose ainsi une véritable plongée dans la cosmogonie sophistiquée et mystérieuse de cette culture millénaire.
Les masques de jade exposés ont été retrouvés dans les sépultures des élites mayas. Une partie des masques funéraires représente les visages individualisés des dirigeants mayas. C’est le cas de l’extraordinaire masque du roi Pakal qui fige pour l’éternité les traits du souverain. La lecture des œuvres est enrichie par une fructueuse mise en contexte : les masques sont en effet présentés avec le reste du trousseau funéraire qui comprend colliers, boucles d’oreilles, bracelets, céramiques et autres offrandes. C’est la première fois, depuis leur exhumation et leur dispersion dans différents musées, que ces œuvres sont rassemblées. Sept tombes de dirigeants mayas sont ainsi reconstituées.
Une autre partie des masques exposés représente les divinités du panthéon maya qui, à l’instar des ancêtres mythiques incas, combinent des traits humains, animaux et végétaux. Portés par l’élite maya durant les cérémonies rituelles, les masques lui permettaient d’endosser le visage de la divinité et d’accomplir ainsi son rôle d’intermédiaire entre les sphères terrestre et céleste.
Plus d'infos : Pinacothèque de Paris
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