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Harmattan - Librairie Internationale
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L'histoire commence dans un petit village africain. Ousmane Traoré, célèbre footballeur de passage au pays, repère un gamin doué d'un talent exceptionnel balle au pied. Le gamin s'appelle Slimane. Ousmane lui prédit un bel avenir sur les terrains de fouteballe, mais à une condition : qu'il accepte de faire le voyage en Europe. Et voilà comment Slimane se retrouve planqué dans la soute d'un avion, avant de sauter à terre à l'atterrissage et de se mettre à courir pour échapper aux flics. Il court, court, court sans s'arrêter, sur les voies du périph, à travers champs, il court à s'en faire péter le coeur. Et il devient... travailleur clandestin pour de basses et rudes besognes. Pendant ce temps-là, Zizou sort de prison. Zizou ? Non, pas le Zinedine Zidane adulé des foules. Un autre Zinedine, lascar de banlieue coupable de quelques peccadilles. A peine dehors, il s'empresse de régler les affaires courantes : renouveler sa garde-robe et dessouder celui qu'il accuse de l'avoir fait coffrer. Ensuite, il décide de se consacrer à son grand projet : mettre la main sur un fourgon de la Brinks et ses 7 ou 8 millions, sans escorte, car à Noel ils sont en manque de personnel. Son coup ultime, « pour finir peinard, en attendant le cimetière, comme une retraite, quoi ». Le problème, c'est que Zizou a autant de cervelle que de scrupules. Pour réussir son coup, il a besoin d'aide... Baru, né en 1947, vient tard à la bande dessinée. Il débute en 1982 dans Pilote, avec des récits complets, et publie, deux ans après, Quéquettes Blues, qui lui vaut l'Alfred 85 du meilleur premier album à Angoulême et le révèle au grand public. En 1985, Dargaud publie La piscine de Micheville, suivi des deuxième et troisième volumes de Quéquette Blues. En 1985 et 1987 paraissent, chez Futuropolis, La communion du mino et Vive la classe. Il réalise alors pour l'Echo des Savanes Cours camarade, puis Le chemin de l'Amérique (Alph'art du meilleur album 1991 à Angoulême, coécrit avec Jean-Marc Thévenet, dont la réedition paraîtra mi septembre 98 chez Casterman), publiés en 1988 et 1990 par Albin Michel. C'est en avril 1995 qu'il publie L'autoroute du soleil chez Kodansha, puis chez Casterman en septembre. Cet album se verra couronné du Prix des libraires spécialisés et de l'Alph'art du meilleur album 1996 au festival d'Angoulême. Suivront chez Casterman en janvier 97, Sur la route encore. et en 98, Bonne année.
Il lorgne vers Audiard et Lautner pour distiller la gouaille des papys casseurs retraités mais d'une roublardise intacte, et dessine en deux temps, trois mouvements, de son incisif trait de scalpel, des petites frappes qui défouraillent d'abord et ne se posent même pas de questions après. Dans cette pure fiction, à vocation jubilatoire, Baru ne renonce pas pour autant à ce genre de chronique sociétale qu'il maîtrise mieux que personne... |
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